Pourquoi ai-je l’impression de ne jamais en faire assez ?
Vous avez terminé votre journée, mais vous pensez déjà à tout ce que vous n’avez pas eu le temps de faire. Vous avez travaillé, géré les rendez-vous, pensé aux courses, répondu aux messages, organisé la semaine… Pourtant, au lieu de ressentir de la satisfaction, vous avez surtout le sentiment d’être en retard sur tout. Il y a toujours quelque chose à terminer, une tâche à anticiper, une personne à rappeler ou une chose que vous auriez pu faire autrement. Et même lorsque vous prenez un moment pour vous, une petite voix vous rappelle parfois ce qu’il reste à accomplir.
Si vous vous reconnaissez dans cette situation, vous vous êtes peut-être déjà demandé pourquoi vous n’arrivez jamais à avoir le sentiment d’en faire suffisamment. Ce sentiment ne signifie pas nécessairement que vous n’en faites pas assez. Il peut aussi être lié à la manière dont vous évaluez ce que vous faites, aux exigences que vous vous imposez et à la place que vous laissez à vos propres besoins.
Quand la liste des choses à faire ne se termine jamais
Certaines journées sont objectivement bien remplies. D’autres le sont moins, mais la sensation de devoir constamment faire davantage reste présente. Le problème, c’est que la liste des choses à faire peut facilement devenir sans fin.
Une tâche terminée est immédiatement remplacée par une autre. Un problème réglé laisse place à une nouvelle préoccupation. Et ce qui a été accompli passe parfois au second plan, tandis que tout ce qui reste à faire continue d’occuper l’esprit. Peu à peu, vous pouvez avoir l’impression de ne jamais arriver au bout.
Or, dans la vie quotidienne, il n’existe pas toujours de moment où tout est définitivement terminé. Il y aura souvent un message auquel répondre, une organisation à prévoir ou une décision à prendre. Attendre que tout soit fait pour s’autoriser à souffler peut donc vous maintenir dans une course permanente.
Pourquoi avez-vous parfois le sentiment de ne jamais en faire assez ?
Vous remarquez davantage ce qui reste à faire que ce que vous avez accompli
En fin de journée, vous repensez spontanément aux tâches laissées de côté. Vous vous souvenez du rendez-vous que vous avez oublié de prendre, du dossier que vous n’avez pas terminé ou du moment que vous auriez voulu consacrer à vos proches. En revanche, vous prenez moins facilement le temps de reconnaître tout ce que vous avez déjà fait. Votre journée est alors évaluée à partir de ce qui manque, plutôt qu’à partir de ce qui a été accompli. Ce regard peut donner l’impression que vos efforts ne sont jamais suffisants, même lorsque vous avez déjà beaucoup donné.
Vous vous imposez des exigences très élevées
Vous aimeriez être disponible pour vos enfants, efficace au travail, attentive à votre entourage et capable de prendre soin de vous. Vous voudriez aussi anticiper les imprévus, ne rien oublier et gérer les difficultés sans trop montrer que vous êtes fatiguée. Ces attentes peuvent être difficiles à concilier. Pourtant, vous pouvez continuer à vous reprocher de ne pas réussir à tout faire parfaitement. À force de chercher à répondre à toutes ces exigences, vous risquez de ne plus savoir ce qui est réellement important pour vous, ni ce qui peut raisonnablement attendre.
Vous avez pris l’habitude de penser aux besoins des autres avant les vôtres
Vous remarquez ce qu’il faut organiser, ce qui pourrait faciliter la vie de votre entourage ou ce qu’une autre personne risque d’oublier. Vous prenez les choses en charge parce que vous savez les faire, parce que vous souhaitez aider ou parce qu’il vous semble plus simple de vous en occuper vous-même. Mais lorsque cette attention aux autres devient permanente, vos propres besoins peuvent passer au second plan. Vous finissez parfois par considérer que votre fatigue peut attendre, que votre pause n’est pas prioritaire ou que vous prendrez du temps pour vous lorsque tout sera réglé. Sauf que ce moment arrive rarement de lui-même.
Vous avez du mal à vous autoriser à ralentir
Même lorsque vous avez un peu de temps libre, vous pouvez avoir du mal à en profiter pleinement. Vous pensez à ce que vous pourriez ranger, préparer ou terminer. Vous avez le sentiment que vous devriez être en train de faire quelque chose de plus utile. Le repos devient alors une activité qu’il faudrait presque mériter. Pourtant, vous n’avez pas besoin d’avoir terminé toutes vos tâches pour avoir le droit de faire une pause. Vous pouvez aussi avoir besoin de vous arrêter simplement parce que vous êtes fatiguée.
Quand ce sentiment finit par peser sur le quotidien
À force de vouloir en faire toujours davantage, il devient parfois difficile de reconnaître ses limites. Vous pouvez vous sentir frustrée de ne pas avoir réussi à tout faire, plus irritable lorsque quelque chose vient bouleverser votre organisation, ou coupable lorsque vous choisissez de vous reposer. Vous pouvez également avoir l’impression de ne jamais être pleinement présente : lorsque vous travaillez, vous pensez à la maison ; lorsque vous êtes avec vos proches, vous pensez au travail ou à ce qu’il reste à organiser. Le mental reste mobilisé, même lorsque vous aimeriez profiter de l’instant.
Cette accumulation peut contribuer à une fatigue mentale, à une sensation de tension ou à des difficultés à déconnecter. Si vous vous reconnaissez dans cette situation, vous pouvez également lire mon article sur la [charge mentale et la difficulté à déconnecter], qui explore plus précisément ce mécanisme.
Comment commencer à prendre du recul ?
Il ne s’agit pas de tout abandonner, de renoncer à vos responsabilités ou de vous désintéresser des autres. L’idée est plutôt de retrouver une manière plus juste de considérer vos efforts et vos besoins.
1. Regardez aussi ce que vous avez fait
En fin de journée, au lieu de penser uniquement à ce qui reste à accomplir, prenez quelques instants pour identifier trois choses que vous avez réalisées. Il peut s’agir de tâches importantes, mais aussi de petites choses : avoir pris le temps d’écouter quelqu’un, avoir géré un imprévu ou avoir réussi à vous accorder une pause. L’objectif n’est pas de dresser une nouvelle liste de performances. Il s’agit simplement de rééquilibrer votre regard.
2. Demandez-vous si tout est vraiment urgent
Lorsqu’une tâche vous vient à l’esprit, vous pouvez vous demander : est-ce nécessaire de la faire maintenant, ou est-ce que cela peut attendre ? Tout ce qui vous traverse l’esprit n’a pas besoin de devenir immédiatement une priorité. Certaines choses peuvent être reportées, partagées ou faites différemment. Et parfois, accepter qu’une tâche ne soit pas terminée aujourd’hui est déjà une manière de prendre soin de votre équilibre.
3. Interrogez vos exigences
Lorsque vous vous dites « je devrais en faire plus » ou « je n’ai pas assez fait », essayez de vous demander d’où vient cette exigence.
Est-ce une nécessité concrète ? Une habitude ? La peur de décevoir quelqu’un ? La crainte d’être jugée ? L’impression que tout repose sur vous ? Vous n’aurez pas forcément de réponse immédiate. Mais prendre le temps de vous poser la question peut vous aider à distinguer ce qui est réellement important de ce que vous vous imposez.
4. Accordez-vous une pause sans avoir à la justifier
Vous pouvez commencer par quelques minutes, sans objectif particulier. Respirer tranquillement, marcher un peu, vous installer dans un endroit calme ou simplement laisser vos pensées passer sans chercher immédiatement à agir. Il ne s’agit pas de réussir à ne plus penser à rien. Il s’agit de vous offrir un moment pendant lequel vous n’avez pas à répondre à une demande ou à accomplir quelque chose. Et si vous ressentez de la culpabilité en vous arrêtant, essayez simplement de l’observer, sans vous reprocher de la ressentir.
Comment la sophrologie et l’hypnose peuvent-elles vous accompagner ?
Lorsque le sentiment de ne jamais en faire assez est devenu une habitude, il peut être difficile de modifier seule sa manière de fonctionner. La sophrologie peut notamment vous aider à prendre des temps de pause, à porter attention à vos sensations et à expérimenter des exercices de respiration, de détente ou de visualisation que vous pourrez réutiliser dans votre quotidien.
L’hypnose peut également être envisagée pour explorer la manière dont vous vivez certaines situations, les exigences que vous vous imposez ou les habitudes de pensée qui prennent beaucoup de place.
Le choix de l’approche dépend de votre situation, de vos attentes et de ce qui vous convient. Il n’est pas nécessaire de savoir à l’avance quelle méthode choisir. L’objectif n’est pas de vous demander d’en faire encore davantage pour aller mieux, mais de vous aider à prendre du recul et à trouver une façon de fonctionner qui respecte davantage vos besoins et vos limites.
Ces approches peuvent constituer un soutien, sans se substituer à un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.
Et si vous n’aviez pas besoin d’en faire plus ?
Vous avez peut-être pris l’habitude de mesurer vos journées à tout ce que vous avez réussi à accomplir. Mais votre valeur ne dépend pas du nombre de tâches terminées, de votre capacité à tout anticiper ou de votre disponibilité permanente pour les autres. Vous pouvez être une personne investie, attentive et responsable sans avoir à tout gérer, tout le temps. Vous pouvez aussi avoir besoin de repos avant d’être arrivée au bout de vos ressources.
Peut-être que la première étape n’est pas de mieux vous organiser ou de trouver une nouvelle méthode pour être plus efficace. Peut-être est-ce de vous demander ce qui pourrait changer si vous vous autorisiez à en faire suffisamment, plutôt qu’à chercher constamment à en faire davantage.
Vous souhaitez faire le point sur ce que vous vivez ?
J’accompagne les femmes aux Matelles, près de Saint-Gély-du-Fesc et de Montpellier Nord, en sophrologie et en hypnose, notamment lorsqu’elles se sentent surchargées, ont du mal à déconnecter ou souhaitent retrouver davantage de place pour elles-mêmes.
