Comme pour toutes thérapies en plein essor, mais pas encore totalement connue, il existe de nombreuses idées reçues sur la sophrologie. Depuis que je suis sophrologue, j’entends des idées préconçues et bien souvent erronées. C’est pourquoi à travers cet article, je vous propose de faire le point en démêlant le vrai du faux.

La sophrologie, c’est de la relaxation

VRAI ET FAUX
La sophrologie n’est pas de la simple relaxation comme on pourrait le penser. Elle se base sur un protocole adapté en fonction de votre problématique/objectif. En revanche, il est vrai que la pratique débute par un relâchement musculaire et mental qui s’apparente à de la relaxation. Ceci dans l’objectif d’atteindre un état de conscience modifié. C’est à partir de là qu’il est possible de travailler sur l’objectif de la séance.

Je ne sais pas « lâcher-prise » / lâcher mon mental donc je ne peux pas faire de la sophrologie

FAUX
La sophrologie est justement l’outil qui apprend à lâcher-prise. Et c’est normal de ne pas y arriver dès le départ, mais tout le monde est en capacité de le faire. Avec un peu de patience et d’entraînement vous arriverez petit à petit à relâcher votre mental.

Pour que la sophrologie fonctionne, il faut être réceptif

FAUX
Une autre idée reçue que j’entends beaucoup : « Je ne sais pas si ça va marcher, je ne sais pas si je suis réceptif ». Il n’y a pas besoin d’être « réceptif » pour pratiquer la sophrologie car elle est basée sur des exercices faciles et accessibles pour tous. Il est tout de même important d’être volontaire pour réaliser les séances. Et c’est avec de la pratique que l’on peut percevoir les bienfaits.

La sophrologie, c’est juste de la respiration

FAUX
La sophrologie est souvent perçue comme une technique de respiration. Il est vrai que plusieurs exercices se basent sur de la respiration, mais souvent associée à des mouvements doux du corps. La plupart de ces exercices permettent de relâcher les tensions du corps. D’autre part, il y a une partie « pratique » où vous êtes accompagné.e par la voix du sophrologue pour travailler sur votre objectif.

La sophrologie, c’est spirituel / une secte

FAUX
Heureusement cette idée est de moins en moins répandue, mais certaines personnes peuvent encore associer la sophrologie à une pratique « spirituelle » voir une secte ou encore une religion. La sophrologie ne repose sur aucune croyance, elle ne se base sur aucun courant spirituelle, n’a ni gourou ni leader. Le sophrologue n’impose aucun dogme et s’interdit tout prosélytisme. En revanche, il respecte votre liberté, vos convictions, vos valeurs et vos croyances.

La sophrologie va m’aider à devenir zen et ne plus jamais stresser

FAUX
La pratique de la sophrologie vous propose des techniques pour apprendre à gérer votre stress. Cela ne veut pas dire que vous ne serez plus jamais stressé ou que vous serez toujours zen. Cela signifie que vous serez en capacité de gérer votre stress et vos émotions en appliquant les exercices. Mais cela n’empêche pas les situations stressantes de se produire. De plus, le stress est un phénomène physiologique naturel. Ainsi, le sophrologue lui-même peut stresser 😉

La sophrologie, c’est comme de l’hypnose

FAUX
La sophrologie et l’hypnose ont certains points communs mais la technique n’est pas du tout la même. À la différence de l’hypnose, la sophrologie est une méthode psycho-corporelle. De plus, en sophrologie le travail se fait exclusivement avec la partie « consciente » contrairement à l’hypnose dont le travail se fait avec la partie « inconsciente ». Aussi, pour mieux comprendre les similitudes et les différences, je vous invite à lire mon article sur le sujet.

La sophrologie va m’aider à résoudre ma problématique rapidement

FAUX
Des crises d’angoisse, des insomnies, un burn-out et bien d’autres problématiques peuvent difficilement se résoudre rapidement. Comme pour toute thérapie, cela nécessite un suivi de quelques séances. En sophrologie, c’est avec l’entraînement et la répétition qu’il sera possible de percevoir les bénéfices de la méthode.

La sophrologie est une médecine

FAUX
Parfois classée comme « médecine douce », la sophrologie n’est en aucun cas une médecine « académique ». Pour être défini comme une médecine, il faut que le praticien ait suivi des études de médecine, ce qui n’est pas le cas des sophrologues. Cette méthode ne se substitue pas à un avis médical et/ou traitement. Elle ne concurrence pas les professionnels de santé et ne pose pas de diagnostics.

J’espère vous avoir éclairé avec cet article. Si vous avez d’autres questions, je vous invite à les poser en commentaire, j’y répondrais avec plaisir 🙂

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